Géographie & Histoire

Géographie 

Cartes bathymétriques du la Chaud plastifiées disponibles auprès de l'APLC
Le lac Chaud est situé dans la municipalité de La Macaza. Un étude récente (2005[1]) indique que la superficie du lac est de 622 hectares et sa profondeur moyenne de 13.4 mètres, atteignant jusqu’à 40 mètres à certains endroits.  Onze tributaires alimentent le lac Chaud et les débits sont très faibles ou bien inexistants pour la majorité d’entre eux.  Le ruisseau Chaud (en provenance du lac Lynch) est le principal tributaire du lac Chaud et le ruisseau Brochet le second (en provenance du lac Poe).  Les eaux du lac Chaud se déversent dans la rivière Macaza.  Le volume du lac serait d’environ 84 millions de mètres cube et le taux de renouvellement du lac serait autour de 2 ans selon les résultats d’une étude du débit vers la rivière de la Macaza.


[1] Louise Nadon, Ministère des ressources naturelles de la faune et des parcs, Diagnose du lac Chaud dans la municipalité de Rivière Rouge, Janvier 2005

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Note: des cartes bathymétriques du lac Chaud plastifiées sont disponibles auprès de l'APLC (11" X 17": 7$; 15" X 20": 15$). Veuillez nous contacter par courriel.


Histoire

L'histoire du Lac Chaud et de ses environs est très riche et ne manquera pas d'en surprendre certains. Vous trouverez donc ici quelques faits historiques liés au lac et à ses environs.

Les recherches ayant mené à l'élaboration de cette chronologie ont été sommaires. Nous vous invitons donc à nous contacter si vous possédez d'autres informations qui pourraient s'ajouter à ce survol historique de la région.


1911

La compagnie Zootechnique de Labelle aurait à l’époque financé un projet de ferme de visons sur l’île Vison du Lac Chaud. Un enclos construit sur l’île permis d’accueillir une douzaine de visons. Or, le vison étant un animal territorial, l’élevage en enclos s’avéra difficile et l’on ne retrouve plus de traces de celui-ci en 1914[1].

 1940? à 1950?

Le Club Sekegan, un club de pêche privé, s'établit au lac Chaud où il attire des pêcheurs américain et canadiens.











                Source: bibliothèque de la Macaza 
 1950 à 1960?

La scierie Eagle Lumber s'installe sur les rives du lac. On utilise alors "des alligators" pour remorquer, sur le lac, des radeaux de bois qui approvisionnent la scierie. Le bois est destiné à un usage local ou transporté par train vers d'autres marchés.
Source: bibliothèque de la Macaza

9 janvier 1959

Le gouvernement fédéral, dans le cadre de la lutte au communisme, annonce la construction de la base militaire de La Macaza, qui sera construite sur le site actuel de la prison au coût de 100 millions de dollars[2]. La base servira à accueillir des missiles de défense de type Bomarc[3].

Source: Hebdos régionaux 

Janvier 1964

Dès le début de l’année, le nouveau gouvernement libéral fait doter les missiles Bomarc d’ogives nucléaires[4].

L'escadron de la base militaire posant avec un missile Bomarc. Source: http://lighthousememories.ca/winhttrack_website_copier/www.pinetreeline.org/misc/bomarc/bom447-64.html

Septembre 1964

Une manifestation organisée par le Mouvement pour le désarmement nucléaire et la paix se tiendra pour s’opposer à la présence des missiles nucléaires à La Macaza[5].


 1967
 Création de l'Association des propriétaires du lac Chaud.

1971

Deux ans après la décision du gouvernement Trudeau de démanteler la capacité militaire nucléaire canadienne, les missiles sont retirés de la base militaire de La Macaza[6].

1973

Le collège Manitou est créé sur l’ancienne base militaire. Ce collège, créé sous les auspices de l’université du Québec à Chicoutimi (UQAC), s’inscrit dans le projet d’ « Amérindienisation » des écoles, en vogue à l’époque[7]. Une formation d’été s’y donne afin de former des futurs enseignants de langue cri[8].

1976

Faute de financement et suite à plusieurs problèmes administratifs, le Collège Manitou est fermé et ses activités seront rapatriées à l’UQAC et définitivement arrêtées en 1978[9].

1978

L'ancienne base militaire et collège est finalement converti en pénitencier fédéral, fonction qu’elle occupe toujours à ce jour[10].





Références :

[1] L’Accord, Bulletin officiel de l'APLC, no 109, Juin 2012, p.5-6

[7] http://yorkspace.library.yorku.ca/xmlui/bitstream/handle/10315/1273/CRLC00022.pdf?sequence=3

[8] http://www.uqat.ca/isc-cei-2010/publications/Gauthier_Bacon_Riverin_CEI-ISC-2010.pdf

[9] http://www.uqat.ca/isc-cei-2010/publications/Gauthier_Bacon_Riverin_CEI-ISC-2010.pdf

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